Reportage - Qui est candidat au Berlaymont ?

CONTEXTE

- Juin 2019

Les élections européennes de 2019 ont été présentées au grand public comme un événement sans précédent, qui allait marquer l'histoire de l'Europe et déterminer l'émergence de nouvelles forces politiques. Pour le meilleur ou pour le pire, ces promesses n'ont pas été ignorées par la participation électorale.  

Le vote a abouti à une assemblée fragmentée , qui voit un nombre fortement réduit de sièges pour les partis « au pouvoir ». Les partis de centre-gauche (Socialistes & Démocrates, S&D) et de centre-droit (Parti populaire européen, PPE) ont tous deux perdu un nombre considérable de sièges.  

D'autre part,  de nouvelles forces politiques ont émergé : les Libéraux (ex-ADLE, actuellement "Renew Europe"-RE), renforcés par le soutien d'Emmanuel Macron  La République En Marche, est désormais un groupe déterminant dans la composition d'une nouvelle majorité au Parlement européen. Les Verts et l'alliance « souverainiste » de Matteo Salvini ont également remporté un nombre considérable de sièges : le parti de Matteo Salvini (Lega) est le deuxième parti national au Parlement européen, après l'Union chrétienne-démocrate (CDU) d'Angela Merkel.  

Le nouveau Parlement, ainsi que les différences entre les États membres au sein du Conseil européen, ne facilitent pas le processus de sélection d'un président de la Commission avec un large consensus politique.  

Ce rapport propose un certain nombre de candidats à la haute direction de l'exécutif européen, en indiquant leurs points forts et les difficultés qu'ils pourraient rencontrer pour être nommés président de la Commission européenne.  

par Rosario Parise